A la mémoire de ses martyrs, la Tunisie commémore, ce samedi, le 84ème anniversaire des événements du 9 avril 1938, où des émeutes avaient eu lieu entraînant la mort de 22 martyrs et près de 150 blessés lors d’une fusillade sanglante, pour réprimer des manifestations qui revendiquaient l’institution d’un parlement au sein de la Tunisie encore sous protectorat français.
Une occasion de nous souvenir de celles et ceux qui ont donné ce qu’ils avaient de plus précieux en eux pour la Tunisie, pour que nous puissions vivre en paix aujourd’hui : leurs vies. C’était en 1938, dans une Tunisie en plein Protectorat français. Une période agitée, incertaine, sombre, difficile, précaire et sanglante.
Cette date marque en effet un événement majeur du mouvement national tunisien et constitue un tournant décisif dans l’histoire de la lutte de libération nationale, à l’origine des grandes mutations politiques ayant abouti à l’indépendance le 20 mars 1956, ensuite à la proclamation de la République le 25 juillet 1957.
Face au pouvoir grandissant des Français et à l’injustice, les Tunisiens, malgré toute cette misère, n’ont pas faibli. Cette période était, aussi, marquée par l’emprisonnement de plusieurs personnalités qui ont joué un rôle capital pour l’indépendance de la Tunisie. On citera, parmi elles, Habib Bourguiba, le leader de la Jeunesse pro-indépendantiste, Ali Balahouane, ou Mahmoud El Materi…
Depuis l’indépendance de la Tunisie, le 9 avril est une journée de commémoration des martyrs de ces événements sanglants, ces derniers sont considérés comme étant une avancé majeure vers l’indépendance et un tournant décisif dans l’histoire du mouvement de libération de la Tunisie.