comment l’arrivée de la Génération Z sur le marché du travail va transformer l’entreprise ?

D’ici 2020, la Génération Z (les enfants nés après le milieu des années 1990) représentera 20% des effectifs en entreprise. La particularité de cette génération est qu’elle baigne pleinement dans la démocratisation des nouvelles technologies et des outils du numérique. Comment les entreprises anticipent l’arrivée de cette génération « digital native » ? Quelles sont les attentes des deux partis sur le marché du travail ? Dell a mené une enquête auprès de plus de 12 000 étudiants de l’enseignement secondaire ou supérieur pour connaître leur aspiration sur les technologies et les métiers du futur.

La technologie, un critère de choix pour un emploi

Selon les données récoltées par Dell, 80 % des étudiants ou jeunes diplômés de la génération Z aspirent à travailler avec des technologies de pointe. Un tiers d’entre eux déclarent même être intéressés par les métiers de l’informatique. Le niveau des technologies proposées par un employeur sont également un critère de choix d’un emploi pour 84 % des interrogés. Et cela n’est pas vraiment une surprise lorsque l’on sait que 96% d’entre eux ont utilisé les nouvelles technologies dans le cadre de leur cursus.

Si les compétences techniques ne sont pas une source d’inquiétude pour ces étudiants, ils craignent toutefois ne pas remplir les critères attendus en termes de softs skills et d’expérience au travail. « Seuls 40% des Z sont convaincus de posséder les compétences technologiques attendues par les employeurs mais pas nécessairement les autres compétences professionnelles« , pointe le rapport. Pour les analystes, « les stages, programmes de rotation et autres opportunités de formation en début de carrière peuvent aider les collaborateurs juniors à acquérir de l’expérience et à développer leurs autres compétences ou « soft skills » en entreprise. »

Conserver l’humain au centre de l’entreprise

Malgré son fort attrait pour le numérique et les nouvelles technologies, ce n’est pas pour autant que la génération Z souhaite mettre de côté l’humain dans l’entreprise. 71 % pensent que les nouvelles technologies ou l’automatisation vont créer un environnement de travail plus équitable. « La génération Z voit dans la technologie non seulement un outil favorisant le progrès humain mais aussi un moyen d’égalité des chances pour l’accès à l’information, confie Danny Cobb, Corporate Fellow et Vice-président Stratégie technologique de Dell Technologies. Sa combinaison de vision et d’optimisme est remarquable. »

Dans le même registre, 55 % s’attendent à apprendre « sur le tas » auprès de collègues ou d’autres personnes plutôt qu’en ligne et 36% disent privilégier le face-à-face comme méthode de communication avec des collègues.

L’enjeu des sociétés à concilier différentes générations de collaborateurs

Pour les organisations, la difficulté et les enjeux de l’arrivée des nouvelles technologies dans l’entreprise se posent sur l’égalité des compétences face au numérique. « Les collaborateurs senior redoutent d’être dépassés et qu’une majorité des postes de direction à l’avenir soient occupés par ces enfants du numérique« , analyse le rapport. Pourtant, « des équipes transversales, aux compétences complémentaires, peuvent encourager l’échange de connaissances et une nouvelle approche de la résolution des problèmes« , complète-t-il.

Des programmes de tutorat inversés peuvent également représenter une solution pour donner aux générations l’opportunité de se retrouver sur un terrain commun. Toutefois, si la tendance mondiale tourne autour des 77 %, seulement 36 % des Français de génération Z se disent prêts à se positionner comme mentor auprès des générations plus vieilles. Un levier que les entreprises pourraient exploiter pour changer les mentalités.

Article de BDM Media

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